Un petit article pour présenter mon nouveau ukulele MOTU, je ne suis pas un spécialiste de ce genre de review mais c’est important pour moi de présenter cet instrument que je trouve admirable dans son histoire et sa réalisation.

Je vous conseille pour connaitre en détail l’histoire de cet instrument de vous rendre sur le site de son créateur Sylvain Enjoubaut http://www.ukulele-motu.com/ . En gros, c’est un Luthier passionné qui a réalisé un instrument original pour un prix n’excédant pas 100€.
C’est un instrument d’une grande qualité, qui affiche son coté ludique avec ses formes et ses couleurs mais ne vous trompez pas, c’est un instrument de luthier d’une grande qualité !

1- Le travail de lutherie (pour voir les images en grand cliquez dessus )

C’est un instrument « d’une seule pièce » réalisé dans un bloc d’Oukoumé multipli de marine, c’est a dire -en terme plus cru- du contreplaqué de haute qualité (utilisé pour les bateaux les avions etc…).

Il existe en couleur, ou (c’est une nouveauté sur laquelle j’ai bondi) en bois naturel, et il existe sous deux formes : celle que je vous présente et une forme qui ressemble plus à une guitare et qui est aussi dispo en electroacoustique.

– Tête : elle est magnifique 🙂 les couches de bois apparaissent dans cette partie de l’instrument et lui donne un aspect incroyable.
la marque est gravée en creux (pyrogravée ?! au laser je crois ?) et le sillet de tête est en Palissandre.

– Mécaniques : Ce ne sont pas des chevilles directes mais des mécaniques laterales « Stewart Mac-Donald ». peut être qu’avec des chevilles directes le poids de la tete aurait été encore allégé et l’instrument plus equilibré.


– Sillet de tête : Palissandre/Rosewood
– Manche : les repères de touches sont présent le manche est fin et agréable. 12 frettes.
Sur le coté du manche on voit les plis du bois et c’est tres sympa


– Diapason : 35 cm / Soprano
– Table : Superbe mais et c’est vraiment dommage une petite tache (peinture ??) est visible sous les cordes (ca sera le seul défaut de l’instrument, je le précise sinon on va croire que c’est un « publi-reportage ») La signature du luthier est présente, grande classe.


– Dos : le dos est percé d’un trou qui donne sur la « caisse ». Le trou (la bouche) est d’un diamêtre inferieur à la taille du coffre. La resonnance est bien là et particulièrement surprenante. Le cordier est absent de la table. Les trous, pratiqués dans le corps de l’instrument pour changer les cordes, apparaissent dans le dos.

-Cordes : Le ITI-H que j’ai acheté est monté en Hawaien C sur de cordes Savarez. Il est disponible en Polynesien monté en fil de pèche ;).

2- Le Jeu.

Alors pour quelqu’un comme moi qui a l’habitude de jouer sur des guitares ou sur un uke tenor c’est assez déstabilisant.

le manche est étroit et il est tres difficile de plaquer le corps du uke contre soi. J’ai eu du mal à enchainer quelques accords mais finalement je m’y suis fait assez vite.

Le son est vibrant, avec un bon sustain, et des sonorités qui rapelle un banjolele.
Cet instrument est incroyablement sonore pour sa taille.

Je pense qu’avec un peu de pratique on arrive à des choses tres sympa !!!

Des exemples de vidéos enregistrées avec le MOTU :

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3- L’achat

Comme sur des roulettes, des contacts par mail rapide, un paiement sur le site via paypal une livraison rapide … que demander de plus 🙂

Conclusion de cette review :
Je suis amoureux…. Cet instrument est d’un rapport qualité prix incroyable. Il est véritablement hors du commun par son look et son histoire.
En plus il  est fabriqué par un luthier passionné et pas par des p’tits coréens ou des p’tits chinois ;). Maintenant j’aimerais aller sur l’ile d’Oleron visiter la boutique.

Allez je donne quand même deux bémols (parce qu’il faut bien dire quelque chose de négatif), l’absence de house adaptée proposée sur le site (mais je m’en suis fait une dans un vieux jean, non mais !), et surtout surtout, le fait que le ITI-H ne soit pas disponible en electro acoustique.

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